Cette première mention de Cully était
sous forme d’une confirmation par le roi
Conrad de Bourgogne des droits du chapitre de
Besançon. Ce chapitre est d’ailleurs
représenté à Cully par un
métral, agent fiscal - il existait déjà
! chargé de percevoir les revenus des chanoines,
de contrôler les mesures et d’exercer
la basse justice. Cette évocation historique
ne peut que confirmer la vocation de chef-lieu
pour Cully, d’abord de la grande paroisse
de Villette, puis du district de Lavaux, dès
la mise en place des institutions vaudoises. Notre
préfet et les diverses administrations
établies en nos murs perpétuent
ainsi le rôle de métral.Des remparts
et des portes édifiés vers 1450
et dont on trouve encore des vestiges, qui entouraient
la cité, nous confère le droit «
historique » de parler de notre «
Ville de Cully ».
(Petite parenthèse en précisant
que, lors du partage de la grande paroisse de
Villette, en 1824, les communes du bas ont reçu
des forêts situées sur la commune
de Forel. Cully en possède ainsi 64 hectares.
Elle fait partie de la Centrale des forêts
du cercle de Cully - le cercle comprend les communes
de Cully, Epesses, Forel, Grandvaux, Riex et Villette
- organisation qui a vu le jour en 1891 déjà
dont la mission principale est de gérer
et de commercialiser nos bois). Pour connaître
plus en détail l'histoire de ce partage,
cliquer sur le
démembrement de la Commune générale
de Villette.
La station lacustre qui existait déjà
à l’âge de la pierre n’a
malheureusement laissé que de rares objets.
Les Romains ont, en revanche, laissé des
traces. Les burgondes s’y installèrent
vers le Ve siècle, se partageant la villa
romaine qui, est à l’origine de Cully,
avec son propriétaire, comme partout ailleurs
dans le royaume, en accord avec les autorités
romaines. Des tombes de cette époque, trouvées
aux Rives, attestent cette présence.
Aujourd’hui on retrouve la vieille ville
telle qu’elle était autrefois, avec
ses fontaines, ses rues étroites et pittoresques,
ses belles maisons anciennes aux fenêtres
et aux portes sculptées, mais hélas
les murs d’enceinte et les portes de la
ville n’existent plus.
|