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Préambule
Il convient de rappeler qu'en
vertu des dispositions de l'acte de
cession à titre de délivrance
de legs du 28 octobre 1953 passé
entre Madame de Büren et la commune
de Cully, et d'une servitude dont
la Bourgeoisie de Berne est partie
prenante, toute aliénation
d'immeuble ou nouvelle construction
est interdite, à moins qu'elle
ne soit en rapport avec l'exploitation
du domaine.
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| Brève
description.
La Maison Jaune est une belle demeure patricienne
au vaste toit bernois aux pans réveillonnés,
flanquée d'une tour d'escalier. La façade
sud est percée de fenêtres géminées;
la porte sud est surmontée d'un fronton
coupé et portant la date de construction
en chiffres romains 1641. Grande cave voûtée
sous l'ancien pressoir situé dans un bâtiment
indépendant.
L'intérieur est beau, spécialement
le deuxième étage où se trouvent
des menuiseries dignes d'admiration. La salle
de l'angle sud-est est entièrement boisée
avec un plafond à caissons; elle contient
un poêle en faïence du XVIe siècle.
La cuisine a gardé son aspect d'autrefois,
indépendamment du fait qu'elle est maintenant
utilisée à l'usage de bureau. |
| Histoire.
Cette maison a appartenu aux de Müller,
aux de Tavel, aux de Diesbach et aux de Büren.
M. Johannes Müller en était propriétaire
en 1711; elle mouvait alors du fief de LL.EE.
En 1809, il s'y trouvait un cercle, ainsi que
le bureau du receveur.
Décédé sans héritier
direct en 1953, le baron Günther de Büren
a légué la maison et un domaine
de vignes de 82 fossoriers (3.7 ha) à la
commune de Cully, à la condition qu'elle
les conserve intacts. |
Observation.
La Maison Jaune est classée au nombre
des monuments historiques avec la note 2
au recensement architectural, lui conférant
le statut de monument d'intérêt
régional.
Sont également classés : 2
canons de bronze sur affûts, de 1639,
aux armes de Villette; une canne de justice
du 17e siècle probablement, utilisée
par le châtelain, ornée des
armes de Cully; une semaise en étain
de 1811. |

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La Maison Jaune depuis 1966.
Madame de Büren avait la jouissance de la
Maison Jaune jusqu'à son décès.
Cette personnalité nous ayant quittés
en novembre 1966, la commune de Cully est dès
lors, cette année là, devenue propriétaire
à part entière de ce domaine.
C'est l'année suivante, en 1967, que la
demande avait été faite à
la Bourgeoisie de Berne de pouvoir déplacer
le siège de la Municipalité et de
l'administration communale (*) au 2ème
étage de la Maison Jaune, le premier étage
conservant son statut d'appartement destiné
au vigneron du domaine, conformément aux
dispositions du legs fait par M. de Büren.
(*) qui se trouvaient à l'époque
dans des locaux exigus et peu pratiques au 1er
étage de la Maison de Ville, à la
rue Davel 9, la salle de municipalité étant
située au 2ème étage.
La Bourgeoisie, enthousiasmée par la proposition
de conférer le statut officiel de la Maison
de Ville à cette demeure, avait donné
le "feu vert" à l'exécutif
culliéran qui, de ce fait a été
en mesure de confier un étude à
un architecte. C'est en l'occurrence sur M. Daschelt,
architecte bernois, ami de la famille de Büren,
par ailleurs connu au sein de la Bourgeoisie que
le choix de la municipalité s'était
porté.
Ayant rencontré l'approbation de la Bourgeoisie,
et du Conseil communal bien sûr qui avait
accordé le crédit nécessaire,
le projet de transformations a pu être réalisé.
Ainsi, la Municipalité a siégé
pour la première fois dans ses nouveaux
locaux le 24 mars 1969. |
| Par la suite, différents
travaux ont marqué la vie de la Maison
Jaune, avec la "bénédiction"
de la Bourgeoisie de Berne évidemment et
l'accord du Conseil communal quant aux crédits
y relatifs qui constituaient les deuxième,
troisième et quatrième étapes.
- la deuxième, en 1980, était celle
de la réfection totale de la toiture,
- la troisième, en 1981, consistait en
la réfection de la tour, la réorganisation
et la réfection des bureaux, et
- la quatrième, en 1982, était celle
consacrée à l'aménagement
des combles, en priorité dans un but culturel,
notamment pour des expositions de diverses natures
telles que de peinture, en particulier pour les
artistes de la région, d'anciens documents,
de photographies, et aussi, pour permettre d'y
organiser des réceptions, des cérémonies
et des séances diverses, dans un cadre
officiel.
N.B. : Pour la petite histoire, on rappelle qu'une
délégation de la Bourgeoisie de
Berne, répondant à l'invitation
de la Municipalité, s'était rendue
à Cully le 10 février 1983 pour
visiter la Maison Jaune "rajeunie !"
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Les premiers travaux datent donc de plus de
35 ans; mais, dans l'intervalle, les façades
n'ont pas fait l'objet d'une réfection;
il convenait dès lors d'en prévoir
la restauration sans plus attendre, car leur état
de dégradation était assez avancé,
ce qui n'était pas de nature à améliorer
l'image de marque de notre commune. Il fallait
également tenir compte du fait que ce bâtiment,
de 1641, compte sans conteste parmi les plus beaux
fleurons de notre patrimoine, voire de la région.
C'est ainsi qu'une cinquième étape
a été réalisée, selon
la même procédure, en 1999. Elle
comprenait la réfection complète
des façades, et la création d'une
zone de service sous le couvert reliant la Maison
Jaune de l'Ancien Pressoir (A ce sujet il convient
de se référer au chapitre "L'ancien
Pressoir de la Maison Jaune" ci-après).
Or, cet élément a été
déterminant pour que l'Etat, plus particulièrement
le service cantonal des bâtiments, section
monuments historiques et archéologie, nous
accorde un subside.
Deux spécialistes ont également
collaboré étroitement à ce
dossier, M. Roger Simond, expert en monuments
historiques et M. Pierre Lachat, entreprise de
"pierre de taille", monuments historiques.
Nota : Bien qu'il ne s'agisse pas, en l'espèce,
d'un cas entrant dans les clauses testamentaires
(voir préambule, page 1), la municipalité
de Cully avait cependant soumis le projet de réfection
des façades de cet édifice à
ladite Bourgeoisie. |
| L'ancien
pressoir de la Maison Jaune :
La modernisation de l'exploitation viticole ayant
implicitement changé l'affectation de l'annexe
de la Maison Jaune, elle est ainsi devenue "Ancien
Pressoir" convertie essentiellement en réfectoire
pour le vigneron du domaine de Büren et en
salle de réceptions dans le cadre communal.
Dès lors, la Municipalité avait,
il y a une dizaine d'années déjà,
projeté de l'équiper en créant
une zone dite "de service" comprenant
une cuisinette, des sanitaires (W.-C. hommes et
dames) et un vestiaire, sous le couvert situé
entre les deux bâtiments.
A cet égard, nous rappelons que :
- deux délégués de la Municipalité,
soit M. Michel Fouvy, alors municipal et syndic
actuel et J.-D. Meylan, secrétaire municipal,
s'étaient rendus à Berne le 20 septembre
1990, pour présenter à la Bourgeoisie,
le projet de construction de locaux utilitaires
sous le couvert situé entre la Maison Jaune
et l'Ancien Pressoir.
- cet entretien a été suivi d'une
lettre de la Municipalité du 23 octobre
1990 à laquelle étaient joints les
plans du projet, ainsi que des photographies de
l'état ancien des lieux, et contenant par
ailleurs des explications et un descriptif destinés
à justifier la réalisation de cet
aménagement, enfin,
- par sa réponse du 31 décembre
de la même année, la Bourgeoisie,
compte tenu de l'utilisation que la Commune de
Cully entendait en faire, a autorisé son
exécutif à créer cette zone
dite "de service". |
On rappelle que ce dossier avait momentanément
été "mis en veilleuse",
ceci d'autant plus, qu'à l'époque,
il n'entrait pas dans le programme des travaux
prioritaires, et qu'il fallait par ailleurs tenir
compte de l'aspect financier et des charges supplémentaires
auxquelles les communes devaient faire face.
Il est cependant apparu, au fil des ans, qu'un
tel équipement répondait à
un réel besoin, tout d'abord pour permettre
au vigneron de la Maison Jaune de l'utiliser comme
réfectoire avec les commodités normales,
plus particulièrement pendant les effeuilles
et les vendanges.
Par ailleurs, comme nous l'avions écrit
à la Bourgeoisie le 23 octobre 1990, il
était devenu nécessaire, voire indispensable,
pour accueillir dans des conditions agréables
et "décentes", les personnes
prenant part aux nombreuses réceptions
et séances dans le cadre communal, sans
compter les assemblées et réunions
de Comités dans le cadre des sociétés
locales et les repas et autres servis par l'Auberge
communale du Raisin.
Ce local est en effet de plus en plus demandé,
eu égard d'une part à l'attrait
qu'il suscite, son cachet reflétant particulièrement
bien la vocation viti-vinicole de notre commune,
de notre région, et d'autre part au "prestige"
incontestable que lui confère le nom de
la Maison Jaune. Il est de surcroît situé
au centre de la ville. |
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Avant la réalisation
de ce local dit "zone de service",
nous devions souvent renoncer à y
organiser des réceptions, faute d'équipement
(même pas un lieu d'aisance). Les
utilisateurs étaient alors contraints
de se rendre aux W.-C. publics de la Place
d'Armes, d'utiliser les toilettes des restaurants
voisins voire, dans certains cas, celles
des bureaux de la Maison Jaune ce qui, manifestement,
ne pouvait être acceptable.
En d'autres termes, il est incontestable
qu'un tel équipement fait partie
intégrante des structures d'accueil
de notre Commune connue loin à la
ronde pour sa situation privilégiée
et son attrait sur les plans touristique,
gastronomique et historique notamment. L'occasion
de cette construction a par ailleurs été
saisie pour faire procéder à
la réfection des façades et
de l'intérieur de cet ancien pressoir.
Relevons enfin que, dans le cadre des aménagements
de cette zone de service, un local a pu
être créé dans la toiture.
< cliquez sur l'image |
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Nota : Nonobstant le fait que la Bourgeoisie
de Berne lui avait délivré, le
31 décembre 1990 déjà,
l'autorisation de faire aménager l'ancien
pressoir qui fait partie intégrante de
la Maison Jaune, les autorités exécutives
culliéranes lui avaient cependant, pour
la bonne règle, de nouveau soumis le
dossier relatif à la création
de cette zone de service !
D'ailleurs les autorités entretiennent
depuis toujours des relations très cordiales
avec la bourgeoisie qui apprécie la transparence
dont la Municipalité fait preuve.
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